La dernière version majeure de Streamlike datait de juin 2018. Son évolution continue (72 mises à jour ont eu lieu, soit environ 9 par an) prouve la justesse de conception de la V5 à son lancement et sa durabilité. Le moment était pourtant venu d’une refonte de grande ampleur.
En huit ans, les besoins et exigences des entreprises se sont diversifiés, les usages ont évolué, le contexte technologique, les outils de d’intégration et les infrastructures de diffusion ont changé. L’IA s’est aussi largement invitée dans le développement et les fonctionnalités de la plateforme.
En 6 points, la V6 de Streamlike, c’est :
- une écoconception accrue: des encodages plus sobres et plus rapides, la console et le player allégés, 0 octet chargé avant un clic
- l’accessibilité et le multilinguisme : médias multipistes, sous-titrage multilingue automatique y compris en live, sous-titres CC, audio-description
- la modernisation des lecteurs (THEOplayer/OptiView et désormais HLS.js) mais aussi un lecteur audio avec une onde sonore cliquable
- une ergonomie de la console améliorée, sans révolutionner les habitudes : navigation plus rapide, nouvelle charte, nouveaux graphiques
- une documentation en ligne entièrement réécrite avec une recherche améliorée
- une intégration facilitée par un kit pour assistants IA (skill Claude et gem Gemini) et une documentation exhaustive des 42 endpoints de l’API
Ecoconception
Dans la lignée de notre démarche de streaming responsable engagée dès 2019, nous avons repensé nos encodages pour qu’ils s’adaptent à la nature des contenus. A résolution égale, nous utilisons moins de débit pour des screencasts ou webinaires et plus pour des vidéos plus dynamiques. Le débit est aussi optimisé par rapport à la cadence d’images et à la résolution produite. Enfin, les utilisateurs conservent la possibilité d’ajuster un paramètre de complexité pour une vidéo ou par défaut, par exemple pour augmenter d’un cran leur niveau de sobriété numérique. Une sobriété renforcée doit être choisie, pas imposée.
La vitesse des encodages a été grandement accrue par un traitement en parallèle qui se traduit aussi par un temps d’utilisation machine réduit… sans utiliser de GPU ;-).
Pour un nombre minimal de transcodages et l’exploitation optimale des points forts de chaque codec, x264 est utilisé jusqu’à la haute définition (1080p) et x265 s’y ajoute à partir de cette même résolution. Les terminaux sachant décoder x265 bénéficieront d’un débit réduit d’au moins 30% à qualité égale, dès la haute définition.
Comparez les qualités d’encodage à différents débits en zoomant dans cette vidéo. Et si vous avez le temps, cherchez Charlie 😉
Côté diffusion, le mode « audio seul » qui consiste à ne diffuser que l’audio si une vidéo n’est pas regardée a été repensé pour encore plus de légèreté et d’efficacité.
Au niveau de l’application, nous avons allégé de 74% les scripts chargés par le lecteur et de 25% les scripts chargés par la console.
Accessibilité et multilinguisme
Les évolutions se classent dans deux catégories : l’audio et les métadonnées.
Côté audio, les vidéos classiques peuvent désormais être transformées en vidéos multilingues depuis la console. Les pistes audio ajoutées peuvent être des langues alternatives (doublage, traduction…) ou de l’audio-description (une version commentée destinée aux malvoyants). Une vidéo peut donc avoir plusieurs pistes de langues et autant de pistes d’audio-description. La nature de chaque piste est clairement indiquée dans le lecteur. Le choix de la piste lue par défaut peut se décider lors de l' »embed » ou dans un lien partagé.
Une vidéo avec audio description pour malvoyants, qu’on peut activer
ou désactiver avec le bouton représentant un casque audio.
Les vidéos multipistes sont un type de contenu qu’on peut isoler dans la médiathèque.
Côté métadonnées, le sous-titrage multilingue automatique est disponible en direct comme en VOD. La vraie nouveauté est l’introduction de sous-titres CC pour malentendants, qui intègrent des textes complémentaires pour décrire ce que l’image seule ne permet pas de comprendre. Ces sous-titres se distinguent par un symbole CC dans la barre de contrôle du lecteur.
Une vidéo avec sous-titres codés (CC) pour malentendants, qu’on peut activer
ou désactiver avec le bouton de sous-titres.
En résumé, une vidéo peut avoir deux types de pistes audio (normal et « AD ») et deux types de sous-titres (normal et « CC ») par langue.
Modernisation des lecteurs
Ce qui se verra le plus, c’est l’introduction d’un lecteur audio avec une forme d’onde interactive, façon SoundCloud, dont la couleur est personnalisable. Segments et reflets, coloration de la partie jouée et du survol, clic pour se déplacer… La forme d’onde est calculée à l’encodage, piste par piste sur les médias multipistes. Elle offre une expérience nouvelle pour l’écoute de podcasts.
Montez et descendez les vitesses avec le nouveau player audio!
Côté lecteurs vidéo, HLS.js vient remplacer video.js aux côtés d’OptiView (anciennement Theoplayer). Les deux lecteurs fonctionnent de manière identique, acceptent les mêmes paramètres de configuration (dont le nouveau mode « picture-in-picture »), répondent aux mêmes instructions de pilotage depuis notre API et sont entièrement personnalisables avec des « skins ». Le code des deux lecteurs est nettement plus compact et aucun octet de vidéo n’est plus téléchargé avant le clic.
Alors pourquoi toujours deux lecteurs? Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Les lecteurs évoluent en parallèle de la plateforme. La redondance, c’est plus de sécurité.
Ergonomie de la console
La refonte graphique est visible, mais nous n’avons rien révolutionné. Les menus restent à leur place mais l’organisation des pages est plus claire, la navigation plus fluide. Avec l’allègement du code, l’affichage et le rafraîchissement des informations sont plus rapides. Les messages sont plus explicites.
La progression des encodages est visible. Une vidéo est désormais en ligne quelques secondes après l’upload, pendant qu’elle s’encode.
La typographie a été harmonisée, les listes se mettent à jour toutes seules, les glisser-déposer ont été réécrits, la fiche média a été refondue.
Le fonctionnel reste le même, l’habillage a évolué.
Documentation en ligne
Au vu du faible nombre de questions qui nous ont été posées en huit ans par les centaines d’utilisateurs quotidiens de la plateforme, on pourrait se demander si une documentation en ligne est bien nécessaire. La réponse est oui. Les fonctionnalités, les possibilités de paramétrages et les solutions pour une meilleure productivité sont de plus en plus nombreuses. On peut les découvrir par hasard ou passer à côté mais la documentation est essentielle pour tirer le meilleur parti de la plateforme. Une page de référence est moins attractive mais plus rapide à consulter qu’un tuto vidéo de 10 minutes. Et si vous en soumettez le contenu à une IA, vous aurez immédiatement les réponses à votre cas d’usage.
Désormais, la recherche identifie les rubriques concernées et surligne les termes trouvés. Les captures sont annotées et les services optionnels sont indiqués. Chaque utilisateur ne voit que la documentation correspondant à ses droits.
Toute la documentation utilisateur est disponible en français et en anglais.
Intégration assistée
La documentation en ligne de l’API et des webservices a été entièrement réécrite. Les objets et valeurs attendues de 1529 champs ont été décrits en détail. Un « bac à sable » permet de tester chaque « endpoint » ou service.
Le Github de Streamlike comporte désormais un SDK javascript et des SDK pour l’API, les webservices et StreamChat. Il propose surtout un kit d’intégration pour assistants IA (skill Claude et gem Gemini) qui soulage les développeurs de la connaissance de nos endpoints, de nos règles de sécurité ou de nos paramètres de lecteur. Désormais, coder une application pour Streamlike se fait en quelques prompts !
Sortie le 14 septembre 2026
Ce serait un oxymore pour un fan d’automobile, mais ce lundi 14 septembre, notre V6 est en ligne 😉